11/09/2013

C'est le retour des langues régionales à l'école.

 

Réveil des langues minoritaires

 

 La croix de Toulouse, symbole du drapeau occitan. - Photo Pascal Chareyron

 

La croix de Toulouse, symbole du drapeau occitan. - Photo P.ascal Chareyron

Qui l'aurait prédit il y a quelques années ? Car paradoxalement le nombre de locuteurs du quotidien ne cesse de chuter. Qu'il s'agisse de l'occitan, du breton, de l'alsacien, du flamand, du catalan, etc. l'usage domestique de ces langues régionales décline à grand pas.En 2011, 91 % des Français ne parlaient exclusivement que le français, contre 74 % vingt ans auparavant.

 

Alors comment expliquer le renouveau des langues régionales à l'école ? Pour l'année scolaire 2011-2012 on a enregistré 272 000 élèves apprenant une de ces langues. Celles qui capitalisent le plus d'inscrits sont l'alsacien (73 000 élèves), l'occitan (64 000 élèves), le corse (34 000 élèves), le basque (14 000 élèves).

C'est dans la petite enfance que le succès est croissant avec la multiplication des écoles Diwan en Bretagne et la forte progression des Calendretas dans les départements occitans. Il s'agit de classes maternelles et primaires bilingues. À Périgueux en Dordogne la calendreta créée en 1999 accueille une soixantaine d'enfants. L'ouverture d'une calendreta à Bergerac est annoncée pour la rentrée prochaine. En Auvergne il existe une calendreta (niveaux maternelle et primaire) au Puy-en-Velay (Haute-Loire) et une à Aurillac.

Le succès procède toujours de la même réponse chez les parents des élèves : « C'est un bilinguisme par immersion dès la petite enfance. Les enfants apprennent les réflexes du passage permanent d'une langue à une autre. »

Seul problème, l'enseignement au-delà de l'école primaire ne suit pas. En effet il y a une importante déperdition d'élèves au niveau du collège et du lycée. Et si le succès dans la petite enfance est l'attrait du bilinguisme, il laisse très vite la place à des langues étrangères dominantes, au premier chef l'anglais. En outre l'enseignement de ces langues est victime d'un manque d'enseignants.

L'université propose des enseignements avec en particulier la préparation au CAPES d'enseignants. Pour l'occitan par exemple les universités de Clermont-Ferrand, de Bordeaux, de Toulouse, de Pau, de Nice et de Montpellier ont inscrit ces formations à leur programme.

Le retour en grâce des langues régionales à l'école ne compense pas le déclin de leur usage quotidien. La France fait partie des pays qui jusqu'à ce jour n'ont pas ratifié la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. Et elle n'en prend pas le chemin, François Hollande a indiqué au printemps qu'il n'engagera pas notre pays en ce sens. Avec la volonté de ne pas soumettre la France à la tentation de tout locuteur d'une langue minoritaire qui pourrait saisir la Cour européenne des droits de l'homme pour obtenir des textes administratifs dans la langue de son choix.

Les linguistes estiment à 75 le nombre de langues minoritaires en France, y compris en Outre-Mer. Ils incluent dans cet ensemble de parlers les dialectes d'oïl comme le morvandiaux, le picard, le berrichon, le lochois, le normand, etc. Claude Hagège, linguiste éminent, chiffre à 25 le nombre de langues qui meurent chaque année dans le monde. Sur 5000, la moitié va disparaître ce siècle si rien ne change. Dans ce tourbillon, combien de parlers de France survivront ?

Source :

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24/08/2013

On ne jette plus ses magazines, on les échange

 

 

© thinkstock.

Au lieu de jeter vos journaux ou vos magazines, échangez-les avec votre voisin: c'est ce que propose le site participatif et gratuit trocdepresse.com, qui vient d'être mis en ligne cet été.

"On lit beaucoup de presse avec ma femme. On jetait des piles de papier toutes les semaines et je voyais qu'il y avait des super magazines dans la poubelles mais ça m'écoeurait un peu", explique à l'AFP Julien Fuentes, 35 ans, designer mobilier qui a fondé ce site pensé pour les habitations collectives. "Vu que la seconde main cartonne sur internet et que ça n'existait pas, je me suis dit que ça pouvait être un bonne idée", poursuit-il.

Après inscription sur le site internet et sélection des titres généralement lus et souhaités, chacun peut ensuite voir ce que lisent ses voisins également inscrits sur le site et échanger ses journaux et revues par l'intermédiaire des boîtes aux lettres. "C'est la même chose qui se fait de façon informelle dans le cercle familial, sauf que là on élargit la chose et ça permet de créer du lien avec ses voisins", estime Julien Fuentes.

Gratuit, le site cherche son modèle économique. "Contrairement à ce qu'on me dit parfois, je ne suis pas du tout là pour faire de l'ombre à la presse papier, au contraire. Ça donne plus de lectorat et plus de visibilité aux titres. Je vais essayer de rentrer en contact avec des groupes de presse, il y a des choses à faire sur des abonnements mutualisés", conclut Julien Fuentes. Autre développement envisagé par le fondateur, des bornes d'échange dans les halls des grandes entreprises.

"Tout ce qui contribue à la prise en main va dans le bon sens. Tout ce qui peut amener à la lecture est intéressant. Un journal qui va être échangé le soir ou le lendemain, c'est un journal qui n'aurait, de toute façon, pas été acheté", explique à l'AFP Jean Viansson-Ponté, président du Syndicat de la presse quotidienne régionale (SPQR), qui trouve l'idée "intéressante". Contactés par l'AFP, le SPQN (quotidiens nationaux) et le SEPM (magazines) n'étaient pas disponibles dans l'immédiat. Mis en ligne en juin, le site a dépassé le millier d'inscrits.

Source: AFP


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23/08/2013

Duo Canticel - Dimanche 25 août 2013 - 66690 Saint André

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Duo Canticel - Dimanche 25 août 2013


Abbatiale Romane - 66690 Saint André


Visite guidée de l'abbatiale à 17:00


Concert à 18:00 - Chants du Bel canto à l'Occitanie


- 17h00 Madame Caroline Mahoux offrira au public du concert une passionnante visite guidée de l'abbatiale et de la Maison de l'Art Roman (La légende veut qu'un ermite nommé Mamacus ait construit au VIe siècle une petite église dédiée à l'apôtre saint André. C'est en 546 que Rorice II, évêque de Limoges, vint consacrer la nouvelle église)

- 18h00 après cette jolie visite (un des joyaux de la région), vous vous laisserez envoûter par les charmes des « Chants du Bel Canto à l'Occitanie ». lorsque Salomé, Cléopâtre, Judith... se rencontrent par la magie de Vivaldi,Rossini...avec en bouquet final une harmonisation classique de merveilleux chants traditionnels de bergers occitans.

Des compositeurs qui ont mis à l'honneur les voix extrêmement profondes et rares de contralto comme celle de Catherine Dagois, et permettent à Edgar Teufel et à son « orgue orchestre » de créer une palette sonore d'une richesse exceptionnelle.

Le duo Canticel c'est d'abord un son de grande qualité chaleureux et expressif ou se fondent en une parfaite harmonie la voix et l'orgue.
Mais plus que tout les deux artistes virtuoses savent émouvoir et tenir en haleine leur public d'un bout à l'autre de la soirée, offrant toujours des programmes originaux vivants, interprétés avec une intense expressivité.

Catherine et Edgar tous deux diplômés du Conservatoire supérieur de Stuttgart, couple à la ville comme à la scène , ont déjà effectué en duo de nombreuses tournées dans vingt-cinq pays et sur quatre continents, dans les plus prestigieuses villes, salles, églises et cathédrales.

Catherine Dagois et Edgar Teufel en partenariat avec www.agendaide.fr

Entrée libre

Renseignements/réservations :

site internet : http://www.agendaide.fr
par mail : canticel.reservation@live.fr
par téléphone : 04.68.81.36.71
ou office de tourisme : 04.68.89.04.85

pour voir et écouter le duo Canticel : http://www.youtube.com/user/cerecital#p/u

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