24/04/2013

Des volontaires pour un aller sans retour pour Mars ?

 

Mars One, société hollandaise à but non-lucratif, a invité lundi des volontaires à soumettre leur candidature pour un aller simple vers la planète rouge en 2022, où ils seront filmés en format téléréalité, a-t-elle annoncé lors d'une conférence de presse à New York. -

 

Gif par Micael Reynaud

 

 

 

Le non-retour réduit considérablement le coût de la mission dont la première, avec quatre astronautes, est estimée à six milliards de dollars, ont expliqué sans sourcilier les responsables de Mars One.

Tout le monde peut être candidat, la seule condition est d'avoir au moins 18 ans et de parler suffisamment bien anglais.

Les principales qualités attendues des candidats sont "leur capacité d'adaptation, la ténacité, la créativité et la compréhension des autres", a souligné Norbert Kraft, le directeur médical de Mars One.

Les quatre premiers volontaires devraient se poser sur Mars en 2023 après un voyage de sept mois. Leur arrivée et leurs premiers pas pour tenter d'établir une colonie sur la planète rouge donnera lieu à une émission de télé-réalité, a expliqué Bas Lansdorp, fondateur de Mars One lors de la conférence de presse.

Mars One a déjà reçu "10.000 courriers électroniques de personnes venant de plus de cent différents pays qui sont intéressées pour cette mission", a-t-il dit.

Au total, Mars One recherche 24 volontaires ou six groupes de quatre qui effectueront le trajet en aller simple à deux ans d'intervalle, le premier devant partir en 2022.

 

Mars One compte sur la couverture médiatique du projet pour lever des fonds et en financer une bonne partie.

"A la différence de la couverture télévisée des jeux Olympiques, Mars One entend maintenir l'intérêt des médias mondiaux durablement depuis la sélection des astronautes, leur entraînement, le lancement et l'arrivée sur Mars", a expliqué Bas Lansdorp.

Ce projet fait de nombreux sceptiques mais a néanmoins reçu le soutien du lauréat néerlandais du Nobel de physique en 1999, Gerard't Hooft, présent à la conférence de presse.

Jusqu'à présent il n'y a eu que des missions robotiques sur Mars, toutes menées avec succès par la Nasa, la dernière en date de 2,5 milliards de dollars étant celle de Curiosity qui s'est posé sur la planète rouge en août 2012.

Le projet de Mars One fait face à de nombreux obstacles. Outre l'incapacité de revenir sur la Terre pour les astronautes, ces derniers devront vivre dans de petits habitats, trouver de l'eau, produire leur oxygène et cultiver leur propre nourriture.

Or Mars est un grand désert dont l'atmosphère est surtout constituée de dioxyde de carbone et où la température moyenne est de - 63 degrés celsius.

Les astronautes devront aussi subir des radiations cosmiques dangereuses pendant leur voyage.

Enfin, il n'existe pas encore de fusée et de capsule pour transporter ces volontaires.

 

source ; AFP

12/03/2013

PLANÈTE ROUGE – Comment des scientifiques se préparent à vivre sur Mars

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source: Le Monde

Six mois après le lancement de sa mission d'exploration, le robot Curiosity connaît ses premières grosses difficultés sur la planète Mars. Mais à 350 millions de kilomètres de là, en plein cœur du désert de l'Utah, aux Etats-Unis, six scientifiques continuent de vivre en autarcie et se préparent à gagner un jour à leur tour la planète rouge. La "Mars Desert Research Station" a en effet pour but de simuler, au plus près de la réalité, la vie sur Mars rapporte ainsi sur son blog le photographe Jim Urquhart, parti en reportage sur place pour l'agence de presse Reuters.

Les photos époustouflantes qu'il livre semblent tout droit sorties d'un film de science fiction hollywoodien. Sorties sur le terrain, gestion des réserves d'eau et d'électricité, cultures au sein de la station, gestion des imprévus en isolement total, les clichés de Jim Urquhart décrivent le quotidien de ces scientifiques aux pieds sur Terre et à la tête sur Mars.

Lancé en 2002, ce programme d'entraînement a déjà accueilli 126 équipes de volontaires chargées de tester les conditions de vie dans un tel environnement. Financée par Mars Society, une entreprise privée à but non-lucratif, la mission espère pouvoir apporter des informations supplémentaires aux astronautes qui se risqueront un jour sur les sols martiens.

Le photographe de Reuters raconte par ailleurs les motivations qui l'ont poussé à réaliser ce reportage. Passionné par la conquête de l'espace, Jim Urquhart souhaitait en effet réaliser ce reportage depuis plusieurs années, mais le sujet lui était à chaque fois refusé par les rédactions pour lesquelles il travaillait. Ce n'est que récemment que Reuters a accepté la proposition, au motif que "la science et l'exploration de l'espace sont redevenus sexys." Les habitants de la MDRS ne pourront que s'en réjouir.