26/08/2013

L’Equipe porte malheur

Faire la Une de « L’Equipe » porte malheur

Quatre fois cette semaine ( 3 en football - 1 en rugby )

La malédiction L’Equipe (Montage Rue89)

 Cette semaine, le quotidien sportif a joué au chat noir :

  • mardi, à l’occasion de son tour de barrages de la Ligue des Champions, l’ensemble de la une est consacré à l’Olympique Lyonnais : « Lyon veut grandir ». Le soir, le club s’incline 2-0 ;
  • jeudi, L’Equipe fait son gros titre sur Saint-Etienne. « Ils ont aussi un avenir ». Les Verts sont battus 3-4 par le club danois d’Esbjerg ;

  • vendredi, c’est Monaco qui occupe les trois quarts de la Une. « Pourquoi tout leur sourit ». Le soir, face à Toulouse, un terne 0-0 met fin à la série de victoires de l’équipe de Claudio Ranieri.

Notons que la malédiction L’Equipe ne concerne pas que le football. « Bayonne est plein de promesses » pouvait-on lire en manchette de la une de jeudi... Le club basque a été corrigé 40 à 3 par Toulouse.

Source : Jean Saint-Marc | Rue89

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02/07/2013

Tour et détours : une Grande Boucle qui se contorsionne de plus en plus

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Des coureurs du Tour de France 1933 en pleine ascension.

En s'élançant de l'île de Beauté, le samedi 29 juin, la 100e édition du Tour de France  à visité les deux seuls départements métropolitains que la course mythique n'avait jamais encore honorés de sa présence : la Haute-Corse et la Corse-du-Sud. Elle parachève ainsi le projet initial de la Grande Boucle. Une idée simple, mais longue à mettre en place : explorer le pays à bicyclette, vraiment tout le pays, en le considérant comme un immense terrain de jeu à ciel ouvert.

En 1903, le parcours originel partait de Montgeron, dans l'Essonne, et ne comprenait que six étapes. Des grandes villes : Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes et Paris. Il s'agissait alors de circuler dans le sens des aiguilles d'une montre à travers un "anneau qui enserre complètement la France", comme l'écrivait Henri Desgrange, rédacteur en chef du quotidien sportif L'Auto, inventeur de l'événement. Le journal en avait profité pour publier une carte, sous la forme de l'Hexagone, représentation géométrique de la France loin d'être aussi répandue que de nos jours et que le Tour contribue à rendre familière.

D'entrée, l'épreuve renforce auprès du public le sentiment d'appartenance à un territoire national. Elle prône également une forme de patriotisme : ce n'est pas un hasard si le Tour traverse Metz, dès 1906, cité alors sur le territoire de l'Empire allemand. "De cette rapide promenade de 75 km en terre annexée", Henri Desgrange tire une certaine fierté : "Il faut avoir entendu les acclamations des braves gens qui reconnaissaient en nous des délégués officiels d'un journal français", savourait-il.

En 1992, l'historien Georges Vigarello soulignait l'importance de la Grande Boucle dans l'imaginaire collectif : "La France y acquiert une totale unité : installée entre mers et montagnes, protégée, homogène." Par la radio ou les journaux, voire sur place, les Français (re)découvrent des espaces naturels souvent méconnus : le Massif central (1903), les Vosges (1905), les Alpes (1905) et enfin les Pyrénées (1910). "Barrière qu'il faut toujours affronter", "lieu d'épuisements, de chutes, de drames", la haute altitude confère d'emblée au Tour une dimension mythique, comme l'expliquera plus tard le sémiologue Roland Barthes.

Le cycliste Victor Cosson lors du Tour de France 1939.

À LA DÉCOUVERTE DES RÉGIONS FRANÇAISES

Jusqu'en 1939, les coureurs empruntent peu ou prou toujours le même itinéraire. Ils longent les frontières d'est en ouest, avec Paris comme point de départ et d'arrivée. Certes, ils osent bien quelques timides percées en territoire allemand (dès 1906, donc), italien, espagnol ou suisse... A l'inverse, la course ne s'aventure pas encore à l'intérieur même du territoire français, se contentant des pourtours. La Grande Boucle mérite alors bien son appellation. Comme si elle se bornait à dessiner les contours obsidionaux d'un chemin de ronde, semblable à ceux des châteaux forts.

Lorsque le Tour redémarre en 1947, au lendemain de la seconde guerre mondiale, une nouvelle cartographie se déploie. Des villes-étapes émergent au cœur du territoire et se retrouvent désenclavées, comme Saint-Etienne (1950), Clermont-Ferrand ou Limoges (1951). Conséquence inévitable, on passe alors d'un tracé linéaire et circulaire à un itinéraire discontinu et plein de zigzags. Et dans le même temps, le parcours se réduit. D'environ 5 000 kilomètres en 1910, il avoisine aujourd'hui tout au plus les 3 500 kilomètres, suivant ce que préconise l'Union cycliste internationale (UCI).

Ces explorations progressives au sein du territoire français entrent en résonance avec les objectifs de la Datar (Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale), née en 1963. "Il est de la vocation du Tour d'insuffler un élan à ces coins de France trop souvent oubliés", se félicite le directeur de l'épreuve en 1995, Jean-Marie Leblanc, dans le mensuel Vélo. Cette année-là, le programme avait inclus une halte inédite à Mende, dans le chef-lieu de la Lozère, le département le plus désertique de France.

A force, les allées et venues des coureurs sur le territoire français augmentent le nombre des transferts d'une ville à une autre. Si bien que, pour protester contre les mutations du parcours et des horaires de départ qu'il juge abusifs, le peloton en vient à faire grève le 12 juillet 1978, lors de l'étape entre Tarbes et Valence-d'Agen, décidant de mettre pied à terre, ce qui conduira à l'annulation de l'étape.

QUAND LE TOUR JOUE "À SAUTE-FRONTIÈRES"

En parallèle à cette ouverture vers l'intérieur du pays, les étapes à l'étranger se généralisent, une fois pansées les plaies de la seconde guerre mondiale. Avec des villes-étapes en Belgique dès 1947, en Italie dès 1948 et en Espagne dès 1949... le Tour joue désormais régulièrement "à saute-frontières", pour reprendre l'expression de Jean-Luc Bœuf et Yves Léonard dans La République du Tour de France (2003).

Grande nouveauté, le coup d'envoi de l'édition 1954 a même carrément lieu hors de France, en l'occurrence à Amsterdam (Pays-Bas). Ce phénomène se répétera ensuite à Cologne en 1965, comme pour mieux valider le traité de réconciliation franco-allemande signé deux ans plus tôt. Ou encore à Berlin-Ouest en 1987, du temps où la guerre froide divisait encore l'Allemagne.

Afin de séduire un public toujours plus large, il est prévu que l'édition 2014 démarre d'Angleterre, avec un passage par Londres. Et le Qatar s'est d'ores et déjà manifesté pour obtenir le droit d'accueillir le barnum dans un futur proche, alors que le Tour de France n'est jamais encore sorti d'Europe ! Les mauvaises langues diront bien que la course automobile Paris-Dakar a déjà poussé ce raisonnement à l'extrême, puisqu'elle a conduit les pilotes il y a quelques mois... du Pérou au Chili.

Qatar ou pas, une chose est sûre : au prix de voyages en avion et autres crapahutages, la Grande Boucle n'en finit plus d'aller voir ailleurs si elle y est. Le tracé de la version 2013, par exemple, évoque tout sauf un cercle. Pour autant, il existe quand même encore une analogie entre les tracés de la 1re et la 100e édition du Tour : en 2013 comme en 1903, l'intégralité du périple se déroulera sur le sol français.

 

 par : Adrien Pécout

04/06/2013

Roland Garos : La photo équivoque de Wawrinka

 Source : Michael Bouche

© Twitter.

© reuters.

Mené 7-6 3-0 (double break) contre Richard Gasquet, Stanislas Wawrinka a demandé un temps-mort médical pour se faire soigner. La manipulation par le soigneur a d'ailleurs valu une image quelque peu compromettante, partagée par de nombreux Twittos.

"Je ne regarde pas le tennis, mais je viens de voir passer ça sur Facebook. ça a l'air de bien se passe"r, commente un internaute.

"On sait comment Wawrinka a repris la main dans cette partie", lâche un autre.

Pour rappel, le joueur suisse a renversé la vapeur après avoir été mené deux manches à zéro contre Gasquet, le chouchou local. Un match grandiose où les deux joueurs auront pratiqué un tennis phénoménal pendant plus de quatre heures...

© reuters.

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