13/09/2013

La grenouille qui décolle avec la fusée

 

À en juger par cette photo, le batracien était trop proche de la rampe de lancement lors du décollage de la sonde LADEE de la Nasa.

 

L'infortunée grenouille pendant le lancement de la sonde LADEE le 6 septembre 2013. Credit NASA/Wallops/Mid-Atlantic Regional Spaceport

L'infortunée grenouille pendant le lancement de la sonde LADEE le 6 septembre 2013. Credit NASA/Wallops/Mid-Atlantic Regional Spaceport

 

Dur. La mise à feu de la Minotaur V qui, le 6 septembre 2013, n'a pas seulement lancé vers les cieux la sonde LADEE (en route depuis pour la Lune). Une grenouille a subi le même sort : elle est clairement visible en haut à gauche de cette stupéfiante image, victime du souffle de la propulsion du lanceur spatial.

PAS PHOTOSHOPÉ. Le site "Universe today", qui révèle l'infortuné destin du batracien, précise que la véracité de l'image a été confirmée par Jeremy L. Eggers, porte-parole du site de Wallops Island, depuis lequel la Minotaur V a été lancée.

Un futur mème ? Crédit Nasa/Wallops/Mid-Atlantic Regional Spaceport.

À noter que le voyage de LADEE vers notre satellite a permis de faire d'autres très belles photos, visibles sur une page Flickr dédiée à l'événement. Des clichés garantis, eux, sans cuisses de grenouilles grillées.

Source :  Olivier Lascar - Sciences et Avenir

http://www.agendaide.fr

www.agendaide.fr.jpg


 

09/08/2013

Les Nuits des étoiles : 5 astuces pour observer le ciel

                                                         

Aurora seen from space.GIF

 

A l’occasion de la 23ème  des Nuits des étoiles Sciences et Avenir vous invite à lever le nez vers le ciel ce week-end.

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Comment observer le ciel ?

Que les plus dépourvus se rassurent pour observer le ciel rien de mieux que d’utiliser ses yeux, particulièrement pour tenter d’apercevoir des étoiles filantes. Seul l’œil offre une vision « grand angle » qui restituera l’ampleur du phénomène explique l’Association Française d’Astronomie (AFA). Pour mieux distinguer planètes et constellation des jumelles, une lunette ou un petit télescope peuvent être utiles. Attention aux éblouissements, dans l’obscurité la pupille se dilate mais une simple torche, des phares de voitures ou des va-et-vient entre zones sombres et zones éclairées perturbent la vision nocturne.

Ou se rendre pour observer le ciel ?

Choisissez un endroit dégagé, à l’écart des fortes lumières des zones urbaines et avec une zone d’observation orientée vers le Sud. En montagne, au bord de la mer ou dans la garrigue, plus de 380 manifestations réparties dans toute la France sont organisées sous l’égide de l'AFA. Le public peut ainsi rejoindre les astronomes amateurs équipés de lunettes et de télescopes pour une nuit entière de veillée aux étoiles. La liste complète des sites est disponible ICI.

Comment trouver le Sud ?

Munissez-vous d’une montre à aiguille et repérez votre lieu d’observation la journée. Positionnez la petite aiguille de la montre vers le Soleil. Le Sud se situe dans le prolongement de la médiane de l’angle formé par la petite aiguille et le midi de la montre.

Quelles applications sur mobile utiliser ?

Plusieurs applications sont disponibles pour faciliter l'observation du ciel :

 Sur l'AppStore

-         Ma nuit des étoiles, l’application de l’AFA regroupe tous les outils les plus simples pour découvrir le ciel des vacances et rejoindre les amateurs d’astronomie les plus proches de votre résidence.

-         Starwalk, Incontournable cette application fonctionne grâce au GPS de l’IPhone sans nécessité d’être connecté à Internet.

-         Starmap, Un planétarium dans la main. Existe en version Lite gratuite.

Sur Android

-         Sky Map, Une carte du ciel qui suit les mouvements du téléphone pour ne rien manquer.

-         SkEye, Un planétarium qui peut aussi contrôler votre télescope !

-         Carte du Ciel, Calcule l'emplacement actuel de toutes les étoiles et planètes visibles.

Joël Ignasse
Par 
Sciences et Avenir

24/04/2013

Des volontaires pour un aller sans retour pour Mars ?

 

Mars One, société hollandaise à but non-lucratif, a invité lundi des volontaires à soumettre leur candidature pour un aller simple vers la planète rouge en 2022, où ils seront filmés en format téléréalité, a-t-elle annoncé lors d'une conférence de presse à New York. -

 

Gif par Micael Reynaud

 

 

 

Le non-retour réduit considérablement le coût de la mission dont la première, avec quatre astronautes, est estimée à six milliards de dollars, ont expliqué sans sourcilier les responsables de Mars One.

Tout le monde peut être candidat, la seule condition est d'avoir au moins 18 ans et de parler suffisamment bien anglais.

Les principales qualités attendues des candidats sont "leur capacité d'adaptation, la ténacité, la créativité et la compréhension des autres", a souligné Norbert Kraft, le directeur médical de Mars One.

Les quatre premiers volontaires devraient se poser sur Mars en 2023 après un voyage de sept mois. Leur arrivée et leurs premiers pas pour tenter d'établir une colonie sur la planète rouge donnera lieu à une émission de télé-réalité, a expliqué Bas Lansdorp, fondateur de Mars One lors de la conférence de presse.

Mars One a déjà reçu "10.000 courriers électroniques de personnes venant de plus de cent différents pays qui sont intéressées pour cette mission", a-t-il dit.

Au total, Mars One recherche 24 volontaires ou six groupes de quatre qui effectueront le trajet en aller simple à deux ans d'intervalle, le premier devant partir en 2022.

 

Mars One compte sur la couverture médiatique du projet pour lever des fonds et en financer une bonne partie.

"A la différence de la couverture télévisée des jeux Olympiques, Mars One entend maintenir l'intérêt des médias mondiaux durablement depuis la sélection des astronautes, leur entraînement, le lancement et l'arrivée sur Mars", a expliqué Bas Lansdorp.

Ce projet fait de nombreux sceptiques mais a néanmoins reçu le soutien du lauréat néerlandais du Nobel de physique en 1999, Gerard't Hooft, présent à la conférence de presse.

Jusqu'à présent il n'y a eu que des missions robotiques sur Mars, toutes menées avec succès par la Nasa, la dernière en date de 2,5 milliards de dollars étant celle de Curiosity qui s'est posé sur la planète rouge en août 2012.

Le projet de Mars One fait face à de nombreux obstacles. Outre l'incapacité de revenir sur la Terre pour les astronautes, ces derniers devront vivre dans de petits habitats, trouver de l'eau, produire leur oxygène et cultiver leur propre nourriture.

Or Mars est un grand désert dont l'atmosphère est surtout constituée de dioxyde de carbone et où la température moyenne est de - 63 degrés celsius.

Les astronautes devront aussi subir des radiations cosmiques dangereuses pendant leur voyage.

Enfin, il n'existe pas encore de fusée et de capsule pour transporter ces volontaires.

 

source ; AFP