04/02/2013

Avec la crise, la vente d'églises s'accélère

Par Isabelle de Foucaud 

L'église Saint-François-d'Assise, à Vandœuvre près de Nancy, est convoitée par la chaîne de fast-food KFC, ce qui suscite l'émotion des riverains.
L'église Saint-François-d'Assise, à Vandœuvre près de Nancy, est convoitée par la chaîne de fast-food KFC, ce qui suscite l'émotion des riverains. Crédits photo : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN/AFP

 

Faute de pouvoir les entretenir, les diocèses et collectivités n'hésitent plus à mettre en vente leur patrimoine religieux. Selon des experts, 5 à 10% des édifices pourraient être vendus, détruits ou abandonnés d'ici à 2030.

 

Notre-Dame de Paris fête ses 850 ans en grande pompe. La cathédrale doit recevoir ce jeudi neuf nouvelles cloches, dont huit ont été fabriquées en Normandie. L'ensemble sera exposé au public pendant un mois à partir de samedi et sonnera pour la première fois le 23 mars. Coût de cette «restauration du paysage sonore»: 2 millions d'euros entièrement financés par des dons. Ce projet ambitieux ne masque toutefois pas les menaces qui planent sur les édifices religieux de France. Selon l'Observatoire du patrimoine religieux (OPR), le pays compte près de 100.000 monuments (en moyenne 2,5 par commune), à 95% catholiques et dont environ 45.000 sont des églises paroissiales. Or, qu'il soit vendu, détruit ou abandonné, «5 à 10% de cet ensemble monumental pourrait avoir disparu à l'horizon 2030, soit entre 5 et 10.000 édifices», estime l'association.

La crise pose sérieusement la question du financement de l'entretien de ce patrimoine, qui incombe aux collectivités (propriétaires d'environ 40.000 églises) ou à l'Église (qui possède les 5000 restantes)*. «Les diocèses sont dans une situation financière critique, tout comme les mairies, et ont de moins en moins de fidèles», explique Maxime Cumunel, de l'OPR. Or, selon l'association, la maçonnerie et la toiture des bâtiments, ainsi que l'électricité et le chauffage, sont à reprendre tous les 20 à 30 ans. Des travaux auxquels s'ajoutent les besoins de restauration des tableaux, fresques ou autres sculptures. Au total, 20 à 30% des monuments religieux français devront être restaurés dans les 20 prochaines années, estime l'OPR. «S'il est fait de façon régulière, ce qui est rarement le cas, et si l'église est convenablement chauffée et fermée, cet entretien pourrait ne coûter que quelques milliers d'euros par an», assure Maxime Cumunel. Les villes, de leur côté, avancent souvent des devis à plusieurs millions d'euros. «Faute de pouvoir les entretenir, les mairies et les diocèses n'hésitent plus à vendre leurs églises.» Selon lui, 10 à 20 seraient ainsi cédées chaque année.

Curieux destins

 

Eglise Sainte-Thérèse, à Saint-Quentin, dans l'Aisne, à vendre. Crédit: Site de Patrice Besse.
Eglise Sainte-Thérèse, à Saint-Quentin, dans l'Aisne, à vendre. Crédit: Site de Patrice Besse.

Le marché des bâtiments religieux n'est pas nouveau, mais il brasse traditionnellement des biens appartenant à des particuliers ou des congrégations (abbayes, prieurés, chapelles incluses dans des bâtiments, etc.). «Cela fait deux à trois ans seulement que le clergé lui-même vend ses lieux de culte, mais cet épiphénomène va s'amplifier», prédit Benoît de Sagazan, fondateur d'un site spécialisé sur le patrimoine religieux. Fin 2012, il recensait 14 églises et 20 chapelles à vendre en France. Sur le terrain, Patrice Besse, gérant d'une agence immobilière dédiée aux demeures de caractère, anticipe un essor des ventes d'édifices religieux. «En ce moment, j'ai cinq églises à vendre», précise-t-il. Selon lui, «les diocèses céderont un quart à la moitié de leurs églises d'ici à 20 ans». Quant aux mairies, elles devraient vendre 5% de leurs biens, soit plus de 2000 monuments, en seulement cinq ans.

 

L'église Saint-Éloi de Vierzon, à vendre. Crédit: Sébastien SORIANO / Le Figaro.
L'église Saint-Éloi de Vierzon, à vendre. Crédit: Sébastien SORIANO / Le Figaro.

Toujours est-il que ces biens ne sont pas faciles à vendre. «L'année dernière, nous avons vendu des églises de 100.000 à 200.000 euros en moyenne», souligne Patrice Besse. «Mais l'acquéreur doit généralement prévoir plus de 200.000 à 300.000 euros de travaux.» Difficile, en outre, de faire abstraction du rôle historique de tels monuments dans un projet de rénovation. Un poids de l'histoire dont se délestent malgré tout certains repreneurs. Parmi les destins curieux, celui de l'église Saint-François-d'Assise, à Vandœuvre, près de Nancy, convoitée par la chaîne de fast-food KFC, suscite l'émotion des riverains. Quant à l'église Saint-Éloi de Vierzon, un temps promise à une reconversion en mosquée, son sort défraie la chronique depuis des semaines.

*À l'exception des biens appartenant à des particuliers ou des congrégations, les édifices religieux sont régis par la loi sur la séparation de l'Église et de l'État du 9 décembre 1905. Ceux bâtis avant cette date appartiennent aux communes - à l'exception des cathédrales, propriétés de l'État - qui ont l'obligation de les entretenir. Les édifices postérieurs à 1905 sont détenus par les diocèses.

 

 

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02/02/2013

Des chercheurs chinois créent des objets fantômes

 

 

 

Imaginez une sorte de cape sous laquelle vous vous glisseriez, qui non seulement vous donnerait une apparence autre que la vôtre mais vous montrerait également accompagné(e) de deux gardes du corps ou bien de pulpeuses jumelles... tout aussi virtuels les uns que les autres. Voici une version ultra-moderne de la fantasmagorie, cet artifice très à la mode au XIXe siècle, qui consistait à faire surgir des fantômes dans des salles obscures grâce à d'habiles trucages optiques. Cette cape à fantômes n'existe pas encore mais c'est une nouvelle promesse des métamatériaux.

 

Même si ce nom ne vous dit pas grand chose, vous avez probablement dû entendre parler de ces matériaux dont les étonnantes propriétés permettent aux chercheurs de contrôler la propagation de la lumière comme aucun matériau naturel ne pourrait le faire. Si la cape d'invisibilité chère à Harry Potter voit le jour, ce sera grâce à des métamatériaux sculptés avec une précision nanométrique – un nanomètre est un milliardième de mètre –, qui obligeront la lumière tombant sur la cape à la contourner et à reprendre son chemin de l'autre côté, tout comme l'eau contourne un rocher au milieu du torrent. Le dispositif ne renverra aucune lumière et donnera l'illusion de la transparence.

 

Pour la cape à fantômes, dont le principe vient d'être testé par des chercheurs chinois épaulés par des collègues de Singapour, il en va un peu différemment. Leur étude n'a pas encore été publiée mais elle est déjà disponible sur le site de prépublications scientifiques arXiv. Dans l'idéal, l'objectif consisterait à rendre le porteur de la cape invisible tout en recréant à ses côtés des images fantômes de lui, conformes ou non à la réalité (d'où les gardes du corps ou les femmes fatales du début...). Une manœuvre en deux parties, donc. Le hic, expliquent les auteurs de cette étude, c'est qu'il est impossible en pratique de coupler les deux opérations car plus on tendra vers la perfection du camouflage, moins l'illusion des fantômes sera bonne.

 

L'équipe a donc renoncé à faire disparaître l'objet – en l'occurrence un palet métallique – placé sous le dispositif à métamatériaux, mais pas à modifier son apparence : le procédé altèrera l'image que le palet donnera. Pas possible non plus de travailler dans le domaine de la lumière dite visible, c'est-à-dire les longueurs d'onde du spectre électromagnétique auxquelles nos yeux sont sensibles. Ces longueurs d'onde étant très petites (de l'ordre de quelques centaines de nanomètres), la fabrication des métamatériaux nécessaires pour les "manipuler" requiert une précision à la limite des technologies actuelles. Les chercheurs ont préféré travailler avec des ondes radar. Voici ce qu'ils ont obtenu :

 

 

En haut (figure a), la modélisation de l'objet réel. En bas (figure c), la reconstitution en 3D des images radar prises après que le palet a été placé sous le dispositif. On s'aperçoit que non seulement l'objet a fondu en volume mais qu'il est désormais flanqué de deux comparses fantômes, n'ayant pas la moindre existence réelle, nés de ce que les chercheurs appellent l'"optique de la transformation". L'opération a constitué à déplacer et à métamorphoser, grâce aux métamatériaux, la lumière diffusée par l'objet pour qu'elle soit émise ailleurs et autrement. Les auteurs de l'étude précisent que l'on peut ajuster selon son gré tant la forme que le nombre d'objets fantômes.

 

Evidemment, ce n'est pas très spectaculaire : il ne s'agit que d'un travail préliminaire, de la preuve que le concept fonctionne. On est bien loin, par exemple, d'œuvrer dans la lumière visible. Ceci dit, ces techniques de manipulation des ondes électromagnétiques, les leurres des objets fantômes et les camouflages parfaits des capes d'invisibilité ont des clients tout trouvés : les militaires. Ce n'est pas un hasard si l'étude en question évoque à deux reprises les possibles applications des métamatériaux dans le domaine de la défense.

Pierre Barthélémy



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30/01/2013

Des enfants de CM1 punis : leurs parents ont refusé qu’ils apprennent une sourate du coran

par Caroline Alamachère -

A l’école primaire privée Notre-Dame de St Mihiel dans la Meuse, on exige des élèves de CM1 qu’ils apprennent par cœur un verset du coran dans le cadre d’un cours sur l’islam.

 

Outrées et inquiètes, deux mamans se sont alarmées de ce que leurs enfants d’une même classe devaient apprendre les rudiments d’une idéologie totalitaire qui se rend de plus en plus imposante, de plus en plus visible et de plus en plus dangereuse dans le monde entier.

 

L’une des deux mamans a fait part à l’équipe enseignante de sa désapprobation. Lors du cours suivant, les élèves ont été soumis à un contrôle sur les éléments constituant une mosquée. La seconde mère d’élève a à son tour protesté sur les cours donnés et mis un mot dans le carnet de correspondance dont l’usage est précisément réservé à cet effet.

 

On se serait alors attendu à un échange civilisé de petits mots, comme le veut l’usage, entre un parent et l’enseignant de son enfant, que chacun expose ses arguments et son point de vue en adultes responsables, organise un rendez-vous pour dialoguer et résoudre le problème. Mais la maîtresse ne l’a semble-t-il pas entendu de cette oreille et, en guise de vengeance, de rétorsion pour l’exemple au cas où d’autres auraient eu l’envie de l’éclairer sur les « bienfaits » du sacro-saint dogme, a préféré très courageusement s’en prendre à l’élève qu’elle a envoyé dans le bureau de la directrice. Suite à cela la maman protestataire a elle-même été convoquée pour subir une mesure disciplinaire et être réprimandée comme on l’aurait fait d’une élève insolente et désobéissante. La directrice les a fort aimablement encouragés elle et son fils à quitter l’école si elle n’était pas contente, et si elle persistait à refuser qu’on distille les préceptes coraniques dans les veines et le cerveau de son enfant.

 

Le fascisme islamique n’a même plus besoin des musulmans pour propager son virus, le corps enseignant fait preuve d’un zèle ostensible et remarquable pour contaminer des centaines de milliers d’enfants par une gigantesque PMA (Propagande Musulmane Accélérée).

 

Voilà.

 

Nos enfants sont utilisés, endoctrinés par le système scolaire, qu’il soit public ou privé. Et les parents qui entendent garder un droit de regard légitime sur « l’enseignement » dispensé à leur enfant sont contraints au silence, par la menace à la répudiation pendant que l’enfant, lui, est puni en raison d’un désaccord entre adultes censés donner l’exemple. C’est très grave.

 

Nos enfants sont jetés au plus tôt dans les rouages d’une machine monstrueuse destinée à leur broyer le cerveau, à leur inculquer des choses qui ne relèvent certainement pas de l’instruction mais du plus pur prosélytisme. Et gare à qui ose contester le système. La dictature est à nos portes avec les petits soldats rouges de l’Education Nationale et de l’enseignement privé au garde à vous, prêts à éliminer la tête qui dépasse, à l’envoyer dans la chambre 101 pour la rééduquer.

 

Il y a non assistance à personne en danger.

 

Cette école de St Mihiel ne déroge donc pas à la règle, sa directrice et son équipe, en parfaits petits soldats du système obligent des petits à ingurgiter des versets coraniques, à se familiariser à une idéologie qui n’a rien à envier au nazisme. Et chacun se tait, se soumet, regarde ailleurs, tandis que dans ce coin de France on écrase dans un étau de silence et de chantage des mamans et leur enfant.

 

Caroline Alamachère



 

 

 

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