31/05/2013

A la conquête du Brennus : les années 1970, un rugby de plomb

Le Monde.fr : Propos recueillis par Laurent Telo

 

 En attendant la finale du Top 14, Toulon-Castres, samedi à 21 heures, Le Monde revisite cinquante ans de championnat de France, et de finales mythiques. Les années 197o

Le joueur de Béziers Jean-Pierre Pesteil (ballon en mains) s'échappe lors du match de demi-finale du challenge Yves-du-Manoir disputé à Clermont-Ferrand le 8 mai 1977 opposant Béziers à Perpignan. De gauche à droite : Armand Vaquerin, Michel Palmie et Alain Paco.

Pendant quinze ans, ce furent les années Béziers. Etouffantes. Le club héraultais a inauguré sa mainmise sur le rugby français par un premier titre de champion de France en 1971 et 1972. Béziers remporte dix titres et relâche définitivement son étreinte en 1984 avec un dernier sacre. Son jeu était critiqué parce qu'hermétique, bestial, axé sur le travail des avants. Le rugby n'était pas encore pro mais Béziers ne laissait rien au hasard : les joueurs effectuaient trois entraînements par semaine ! Alain Paco, le talonneur des grandes années (35 sélections et six fois champion de France) se souvient de la finale de 1974, sa première, remportée face au voisin Narbonne (16-14).

 

LE CONTEXTE

 

"A l'époque, c'était surtout la France du rugby qui s'intéressait à la finale. C'était assez délimité géographiquement, le Sud principalement. Mais il y avait quand même beaucoup plus de supporteurs qui se déplaçaient pour chaque match durant l'année même dans de petites villes. Le rugby s'est nationalisé une fois que la Coupe du monde est née en 1987, mais en 1974 la finale était déjà très médiatisée. Les phases finales qui duraient beaucoup plus longtemps qu'aujourd'hui étaient l'occasion pour les supporteurs de se balader, les familles nous suivaient avec le casse-croûte. Il y avait deux mois de matchs couperets, dès les seizièmes de finale.

 Cette finale est la première que je joue. Et j'étais monté au poste de talonneur à partir des phases finales après avoir joué ouvreur ou troisième ligne. C'est véritablement ma carrière qui explose car dans la foulée de la finale, je pars en tournée en Argentine avec l'équipe de France que je ne quitterai plus pendant six saisons avec, en point d'orgue, notre Grand Chelem 1977. Cette finale est particulière car on la joue contre nos voisins narbonnais (30 km séparent les deux villes). La suprématie nationale doublée d'une suprématie régionale était en jeu. Il n'était donc pas pensable que nous perdions ce match. Et Béziers sait préparer ce genre de rendez-vous.

 On avait un entraîneur, Raoul Barrière, qui savait nous amener à la performance et notre groupe était composé de gagneurs qui se remettaient en cause continuellement. Nous avions un objectif commun : aller vers le haut-niveau, c'était assez unique à l'époque. On travaillait plus que les autres équipes, avec trois entraînements dans la semaine dont celui du mercredi matin qui durait 2 h 30 et était de fort tonnage. Quand arrivaient les phases finales, on faisait au moins un footing tous les jours, c'etait assez pointu dans les détails, dans les schémas de jeu, dans les répétitions des combinaisons. Ce qui fait qu'en match, on jouait les yeux fermés.

 Et pourtant, ailleurs, Béziers faisait l'objet de nombreuses critiques. Parce qu'on réussissait et que la réussite ne plaît pas à tout le monde. Mais ces critiques, ces comportements hostiles voire agressifs à notre égard quand nous nous déplacions jouer chez les autres clubs étaient devenus une source de motivation. Nous avions un seul objectif : gagner. Le reste, c'était de la littérature."

 LE LIEU

 "C'est la première finale du championnat qui a lieu dans le nouveau Parc des Princes (la dernière finale à Paris s'était disputée en 1946 dans l'ancien stade). Si je me souviens bien, il n'y avait pas eu de protocole car le match s'était déroulé entre les deux tours de l'élection présidentielle. A l'époque, la finale se jouait l'après-midi et non pas en nocturne, je me souviens d'un grand soleil et des tribunes colorées. Il y avait beaucoup de Biterrois, il me semble (rires)."

 LE MATCH

 "Ce fut une belle finale, un gros match. Beaucoup de tensions, de suspense, un match très serré qui se joue à rien. Richard Astre, notre demi de mêlée, passe deux drops en première mi-temps. Mais au score, Narbonne ne décroche pas et prend même l'avantage en seconde période. Je revois encore le drop, à la toute fin du match, réussi par notre ouvreur, Henri Cabrol. A la 80e minute, sur une pénalité, il trouvait une belle touche dans le camp de Narbonne. Le deuxième ligne Michel Palmié anticipait sur le lancer et détournait sur Astre qui transmettait à Cabrol. Et malgré la montée défensive de Jo Maso, l'ouvreur narbonnais, le ballon passait entre les perches. La délivrance, la joie intense et la remise du Bouclier..."

 LA TROISIÈME MI-TEMPS

 "On ne les manquait pas... Après les quarts et les demies, on arrosait la victoire avec les supporteurs, toujours là. Après cette finale, nous sommes allés dîner à L'Orée du bois, porte Maillot et puis nous sommes rentrés en avion à Béziers le lendemain. C'était de la folie furieuse dans la ville. Il y avait peut-être 20 000 personnes dans les rues. On installait le bouclier sur une voiture et on paradait sur les allées Paul-Riquet, en symbiose avec nos supporteurs, qui nous avaient suivi tout au long de la saison."

 C'ÉTAIT MIEUX AVANT ?

 "C'était bien, avant. Joueurs, nous avions plus de tranquilité d'esprit par rapport à la société ambiante. Dans l'équipe, les sentiments étaient plus profonds, il y avait plus d'affectif. On travaillait tous à côté et on était juste défrayés avec l'équipe. Il y avait moins de pression quand on rentrait sur un terrain. Aujourd'hui, ils jouent leur fiche de paie tous les mois. Ça ne doit pas être facile."

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30/05/2013

5 conséquences insolites de la crise

Source : latribune.fr

C’est la crise, ma bonne dame! Les effets s’en font bien sûr sentir sur le marché de l’emploi et dans le panier de la ménagère, mais la crise économique a également d’autres conséquences, plus inattendues... Tour d'horizon.

1. Les pizzas rétrécissent

L’avez-vous remarqué ? En un an, le diamètre moyen d’une pizzaest passé de 32 centimètres à 31,3 centimètres, alors que le prix est quant à lui passé de 9,7 euros en 2012 à 10,4 euros en 2013.

Ce sont les résultats d’une étude réalisée en France par le cabinet CDH Expert auprès de 113 pizzerias. Le consommateur perd donc en moyenne 4,3% de sa pizza, tout en la payant 70 cents plus cher.

2. Les piscines sont plus froides

A Mulhouse en France, les sept piscines de l’arrondissement vont perdre un degré en température, passant ainsi à 27,5 degrés. Une mesure d’austérité anodine, qui permettra pourtant d’économiser 240.000 euros.

Sur les deux ans à venir, l’Etat français va en effet baisser ses dotations aux communes de 4,5 milliards d’euros. Pour anticiper, la municipalité de Mulhouse a également décidé d’augmenter de 5% le ticket d’entrée au zoo, et de couper 500.000 euros dans le budget des transports en commun.

3. Les arbres centenaires sont brûlés

La Grèce est un des pays de l’Union européenne les plus touchés par la crise. Pour ne rien arranger, l’hiver y a été très froid, alors que le prix du fuel avait doublé fin 2012, passant de 0,8 à 1,4 euro le litre.

Face à la précarité énergétique, certains n’ont pas hésité à abattre l’olivier légendaire sous lequel Platon enseignait la philosophie il y a 2400 ans pour en faire… du bois de chauffage.

4. Les gagnants des jeux télévisés ne sont pas payés

Les gagnants de la version espagnole du jeu Des chiffres et des lettres n’ont pas été payés depuis juin 2011. Les sommes dues iraient de 400 à 8000 euros, mais la société de production, en grande difficulté financière, n’a pas pu honorer ses dettes et à finalement déposé le bilan début mai.

Ironie du sort : le jeu a été remplacé par l’émission Salvados, qui diffuse des reportages sur des thématiques liées à la crise économique. L’émission cartonne.

5. Les femmes mettent plus de rouge à lèvres

Les chercheurs appellent ça "l’effet rouge à lèvre" : en période de crise, les femmes consommeraient plus de maquillage. En 1930 ou 2008, alors que l’économie s’effondrait, les entreprises cosmétiques ont en effet enregistré des bénéfices.

On pensait initialement que c’était dû au désir des femmes de se changer les idées, mais une récente étude (publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology) a lancé une autre piste : les femmes mettraient plus de rouge à lèvre en période de crise pour attirer les hommes riches et améliorer ainsi leur situation économique.

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29/05/2013

Entrée Libre-Grand Concert à la chapelle Saint Julien-Duo Canticel

 

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Samedi 1er juin dès 18 heures, à l’occasion des fêtes de la Pentecôte, la municipalité de Villeneuve de la Raho nous offre un concert exceptionnel. 

Laissez-vous envoûter par les élans de l’art lyrique et la ferveur de musique sacrée des « Chants du Bel Canto à l’Occitanie ». Lorsque Salomé, Cléopâtre, Judith… se rencontrent par la magie des maîtres du « Beau Chant », Vivaldi, Rossini…avec en bouquet final d’émouvants portraits de bergères occitanes.

Le duo Canticel formé par Catherine Dagois  contralto : la plus grave et la plus rare des voix de femmes et Edgar Teufel organiste est heureux de retrouver l’atmosphère chaleureuse et conviviale de la très belle chapelle Saint Julien, suite au grand succès de leur dernier concert dans ce même lieu.



Cette soirée s’inscrit dans le cadre de la grande tournée de printemps  que propose le duo à l’occasion de la sortie de leur nouveau disque produit par l’excellent label de Catalogne sud « KNSClassical ». « Cant » comme chant en catalan leur patrie de coeur Catherine et Edgar tous deux diplômés du conservatoire supérieur de Stuttgart, vivent ensemble leur passion de la musique à travers le monde dans 25 pays et sur quatre continents à ce jour, dans les plus belles salles églises et cathédrales (philharmonies de Toronto, Manchester et Novossibirsk, grand opéra de Shanghai, German Center de Mexico…)

Une soirée de haut vol, originale vivante et pour tout public.

Entrée libre  

renseignements  :

Site internet : http://www.agendaide.fr  ( rubrique loisirs,sorties )

par mail       :canticel.reservation@live.fr

par téléphone sur répondeur : 04.68.81.36.71

pour voir et écouter le duo Canticel : http://www.youtube.com/user/cerecital#p/u

« C’est la voix qu’on n’oublie pas… » La Gazeta Wyborcza (Varsovie)

« Dès la première mesure on a pu admirer les qualités exceptionnelles de l’accompagnateur » FAZ (Francfort)