30/01/2013

Des enfants de CM1 punis : leurs parents ont refusé qu’ils apprennent une sourate du coran

par Caroline Alamachère -

A l’école primaire privée Notre-Dame de St Mihiel dans la Meuse, on exige des élèves de CM1 qu’ils apprennent par cœur un verset du coran dans le cadre d’un cours sur l’islam.

 

Outrées et inquiètes, deux mamans se sont alarmées de ce que leurs enfants d’une même classe devaient apprendre les rudiments d’une idéologie totalitaire qui se rend de plus en plus imposante, de plus en plus visible et de plus en plus dangereuse dans le monde entier.

 

L’une des deux mamans a fait part à l’équipe enseignante de sa désapprobation. Lors du cours suivant, les élèves ont été soumis à un contrôle sur les éléments constituant une mosquée. La seconde mère d’élève a à son tour protesté sur les cours donnés et mis un mot dans le carnet de correspondance dont l’usage est précisément réservé à cet effet.

 

On se serait alors attendu à un échange civilisé de petits mots, comme le veut l’usage, entre un parent et l’enseignant de son enfant, que chacun expose ses arguments et son point de vue en adultes responsables, organise un rendez-vous pour dialoguer et résoudre le problème. Mais la maîtresse ne l’a semble-t-il pas entendu de cette oreille et, en guise de vengeance, de rétorsion pour l’exemple au cas où d’autres auraient eu l’envie de l’éclairer sur les « bienfaits » du sacro-saint dogme, a préféré très courageusement s’en prendre à l’élève qu’elle a envoyé dans le bureau de la directrice. Suite à cela la maman protestataire a elle-même été convoquée pour subir une mesure disciplinaire et être réprimandée comme on l’aurait fait d’une élève insolente et désobéissante. La directrice les a fort aimablement encouragés elle et son fils à quitter l’école si elle n’était pas contente, et si elle persistait à refuser qu’on distille les préceptes coraniques dans les veines et le cerveau de son enfant.

 

Le fascisme islamique n’a même plus besoin des musulmans pour propager son virus, le corps enseignant fait preuve d’un zèle ostensible et remarquable pour contaminer des centaines de milliers d’enfants par une gigantesque PMA (Propagande Musulmane Accélérée).

 

Voilà.

 

Nos enfants sont utilisés, endoctrinés par le système scolaire, qu’il soit public ou privé. Et les parents qui entendent garder un droit de regard légitime sur « l’enseignement » dispensé à leur enfant sont contraints au silence, par la menace à la répudiation pendant que l’enfant, lui, est puni en raison d’un désaccord entre adultes censés donner l’exemple. C’est très grave.

 

Nos enfants sont jetés au plus tôt dans les rouages d’une machine monstrueuse destinée à leur broyer le cerveau, à leur inculquer des choses qui ne relèvent certainement pas de l’instruction mais du plus pur prosélytisme. Et gare à qui ose contester le système. La dictature est à nos portes avec les petits soldats rouges de l’Education Nationale et de l’enseignement privé au garde à vous, prêts à éliminer la tête qui dépasse, à l’envoyer dans la chambre 101 pour la rééduquer.

 

Il y a non assistance à personne en danger.

 

Cette école de St Mihiel ne déroge donc pas à la règle, sa directrice et son équipe, en parfaits petits soldats du système obligent des petits à ingurgiter des versets coraniques, à se familiariser à une idéologie qui n’a rien à envier au nazisme. Et chacun se tait, se soumet, regarde ailleurs, tandis que dans ce coin de France on écrase dans un étau de silence et de chantage des mamans et leur enfant.

 

Caroline Alamachère



 

 

 

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Port de la croix, dans l'avion mais pas à l'hôpital

Les chrétiens pratiquants peuvent-ils, sur leur lieu de travail, porter de manière visible une croix autour du cou ? Par une décision du 15 janvier, la Cour européenne des droits de l'homme s'est prononcée de façon nuancée mais clairvoyante. S'il convient de garantir la liberté de chacun de manifester sa foi, y compris sur son lieu de travail, des restrictions peuvent y être apportées en cas de nécessité réelle. En l'espèce, une salariée de British Airways n'aurait pas dû être mise à pied pour avoir décidé de porter une croix chrétienne par-dessus sa tenue ; en revanche, une infirmière en milieu hospitalier ne pouvait prétendre rester en contact avec les patients, tout en portant son pendentif par-dessus le col en V de son uniforme.

Dans la première affaire, l'agent d'escale de la compagnie aérienne réussit à faire condamner le Royaume Uni, par cinq voix contre deux, car les tribunaux anglais ont accordé trop de poids au souhait de British Airways de véhiculer une certaine image de marque, et pas assez au droit de la salariée de pouvoir manifester sa religion. Ce dernier droit devait primer, car les arguments défendus par la compagnie n'étaient pas suffisemment crédibles. D'une part, certains employés avaient été autorisés à porter le turban ou le voile, sans que British Airways n'ait fait valoir une atteinte à son image, ce qui rendait l'interdiction de la croix discriminatoire. D'autre part, le code vestimentaire de la compagnie avait finalement été modifié et autorisait désormais le port visible de bijoux religieux, preuve selon la Cour de Strasbourg que l'interdiction antérieure ne relevait pas en réalité "d'une importance cruciale".

BLESSURES

Dans la seconde affaire, il est jugé à l'unanimité que les tribunaux britanniques ont eu raison de débouter l'infirmière d'un service de gériatrie qui ne voulait pas retirer sa croix. Les responsables de l'hôpital étaient les mieux placés pour juger que des impératifs de santé et de sécurité s'opposaient au port d'un bijou, qui pouvait être source de lésion pour les patients, notamment s'il venait à entrer en contact avec une blessure ouverte. Les exigences de sécurité expliquent ici l'autolimitation à laquelle s'astreint la Cour européenne ; elles neutralisent logiquement la liberté de l'infirmière de manifester sa religion.

De même qu'un professionnel de santé ne pourrait revendiquer le droit de tenir la Bible, ou le Coran, pendant qu'il met en place un cathéter, car cela rendrait le geste moins sûr, on peut concevoir qu'il soit inadapté de porter un pendentif, religieux ou non, par-dessus ses vêtements, s'il risque de toucher les plaies des malades. Le port d'une croix en guise de barrette n'aurait certainement pas posé de problème de sécurité, pas plus que le port d'une chaîne chrétienne à la cheville...

Julien Raynaud, maître de conférences à la Faculté de droit de Limoges.

 

Julien Raynaud, juriste

 

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29/01/2013

La guerre de l’ours va-t-elle se rallumer dans les Pyrénées?

Brut de décoffrage, le communiqué publié le 24 janvier par Ferus et Pays de l'Ours-Adet!  Ces deux associations françaises de défense du plantigrade l'annoncent sans ambage:  elles ont "décidé" de lâcher deux ourses dans les Pyrénées, "dès le printemps 2013 ou en 2014, selon la date d'autorisation". Une tentative de passage en force non dépourvue de logique stratégique, le gouvernement étant  sous la pression d'une procédure d'infraction de la Commission européenne, qui reproche  à la France de manquer à ses obligations de protection de l'espèce. Mais cette initiative, si elle était suivie, pourrait aussi rallumer la discorde dans le massif. La présence de l'ours continue en effet de diviser profondément les Pyrénéens, et les derniers lâchers, effectués en 2006, avaient mobilisé des milliers d'opposants.

L'ours brun Ursus arctos

Les deux associations, qui avaient présidé aux premières réintroductions d'ours bruns en 1996 et 1997, précisent que ces lâchers concerneraient "une ourse lâchée dans les Pyrénées-Occidentales, afin de commencer à restaurer la population menacée d'extinction rapide; et une autre lâchée dans les Pyrénées-Centrales, afin de renforcer la population qui n'est pas encore viable".

Sur l'ensemble du massif, les effectifs d'Ursus arctos s'élèvent actuellement à 24 individus, grâce à la naissance de trois oursons survenue début 2012. Mais cette population, estime  Alain Reynes (Pays de l'Ours-Adet),  "n'est pas viable à une échéance de cinquante ans". La situation lui paraît particulièrement critique "sur le versant ouest du massif, où l'on ne compte plus que deux mâles qui disparaîtront à court terme si l'on ne renforce pas les effectifs".

Entourées de divers partenaires associatifs, Ferus et Pays de l'Ours-Adet précisent qu'elles prendraient en charge, si ces lâchers étaient autorisés,  "l’intégralité des opérations : organisation, réalisation, et financement sur des fonds privés, afin d’éviter tout débat sur les dépenses publiques en période de crise". Après des mois de travail, leurs dossiers viennent d'être déposés auprès des pouvoirs publics.

"Nous n'avons plus besoin que de l'autorisation de l'Etat",conclut Alain Reynes. Mais il  l'admet lui-même: dans le contexte actuel, l'organisation et même le financement de ces réintroductions préoccupent bien moins  le gouvernement que la paix civile dans le massif pyrénéen. Or, le sujet reste ultra sensible. Avec d'une part les défenseurs de la biodiversité, pour qui cette espèce «parapluie», lorsqu'elle fait l'objet de mesures de conservation, en protège de nombreuses autres. D'autre part ceux qui sont hostiles à la présence de l'ours, à commencer par les éleveurs qui y voient une menace et un frein au développement économique.

Si huit ours slovènes ont été introduits dans les Pyrénées depuis 1996, la France n'a plus de plan de restauration de l'espèce depuis celui qui a pris fin en 2009. Autre mauvaise nouvelle pour les "pro-ours": en 2011, le  gouvernement de Nicolas Sarkozy est revenu  sur son engagement de lâcher la femelle qu’il avait promis de réintroduire dans le Béarn.  "Nous travaillerons en priorité pour les ours qui s’accrochent dans les Pyrénées centrales et font preuve d’une remarquable vitalité : ils survivront à ceux qui gouvernent aujourd’hui", avait alors réagi Ferus. "Nous devons continuer de préparer les conditions de leur renforcement qui sera remis en débat après 2012".

Nous y sommes donc. Et les défenseurs du plantigrade comptent bien, pour faire avancer leur cause,  s’appuyer sur la procédure d'infraction ouverte par l'Union européenne contre la France pour "manquement à ses obligations de protection de l'ours brun des Pyrénées", espèce protégée par la directive Habitats. Procédure elle-même déclenchée par le groupement d'environnementalistes CAP-Ours (Coordination associative pyrénéenne pour l'Ours), qui avait déposé plainte il y a deux ans auprès de la Commission européenne.

Y parviendront-ils? Les pouvoirs publics ont jusqu'à fin janvier pour préciser leurs engagements vis à vis de la protection de l'ours dans les Pyrénées. «La réponse du gouvernement est en voie de finalisation» et «sera dans les délais», indique Delphine Batho, ministre de l'écologie et du développement durable, qui compte faire valoir "les succès de la reproduction des ours réintroduits depuis 1996".

Autorisera-t-elle pour autant la réintroduction  proposée par les deux associations? "Leur démarche est intéressante, et nous allons missionner les Préfets pour étudier leur proposition. Mais je ne me prononcerai pas sur une réintroduction avant d'avoir avancé sur le plan plus large que j'ai engagé, qui englobe à la fois la question de l'ours, celle du biotope et celle du pastoralisme",  nous répond Delphine Batho, pour qui "il manque à ce jour une vision systémique de la biodiversité dans les Pyrénées". En tout état de cause, le lâcher des deux ourses "décidé" par Férus et Pays de l'Ours-Adet ne sera donc certainement pas pour le printemps 2013. Rendez-vous en 2014?

Catherine Vincent

 

 

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